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Report du Congrès ASPLF 2020

Ce Congrès, initialement prévu pour les 25-29 août 2020, a été reporté du fait de la situation sanitaire internationale.

Il aura donc lieu au printemps et au début de l’été 2021, sous deux formes distinctes :

 

- Une première partie se déroulera exclusivement en ligne, sur plusieurs semaines, du mardi 27 avril au mercredi 23 juin. Elle réunira, selon un programme défini, les communications présentées dans les diverses sections du Congrès (Ontologie ; Logique et langage ; Art, culture, éducation ; Politique, société, communication ; Travail, technologie, industrie). Les auteurs des communications seront invités à résumer pour discussion un texte de 25.000 signes maximum, préalablement déposé sur la plateforme https://laparticipation.sciencesconf.org/ au plus tard le 31 mars, il sera consultable par tous les inscrits.

- Une deuxième partie, « présentielle » (sous réserve que la situation sanitaire l’autorise), aura lieu à Paris, avec retransmission numérique et possibilité d’interventions à distance, les vendredi 25 et samedi 26 juin. Elle réunira, sur quatre demi-journées, les conférences et tables rondes plénières. Le programme de cette deuxième partie (Journées de Paris) est d’ores et déjà disponible, comme un certain nombre d’informations, sur ce site. Les lieux (centraux) de ces Journées seront précisés ultérieurement.

 

L’inscription au Congrès en ligne est gratuite mais impérative (y compris si vous ne présentez pas de communication), à l’adresse: participation@sofrphilo.fr


Les modalités et frais d’inscription aux Journées de Paris seront précisés ultérieurement. 

 

 

La Société française de philosophie organise, le congrès de l'Association des sociétés de philosophie de langue française (ASPLF) sur le thème :

 

  La participation

De l'ontologie aux réseaux sociaux

 

Participer, c’est d’abord prendre part à quelque chose (action, opération, résultat) ou, à tout le moins, le vouloir. La participation relève du capere, prendre, coopérer à une partie de l’action envisagée (politique, travail, vie privée ou publique). Manière pour les hommes de désirer inscrire leur marque dans le réel, de ne pas se résoudre à l’anonymat muet de l’existence. Manière d’œuvrer activement et à son échelle, au devenir d’une entreprise, quelle qu’en soit la nature. La « démocratie participative » est désormais une revendication récurrente du champ social et politique. Elle atteste ce besoin plus fort, peut-être, dans des sociétés valorisant de plus en plus l’horizontalité du partage consenti, plutôt que la verticalité abrupte du pouvoir ou de la décision.
De plus, les nouvelles technologies appellent et conditionnent ces transformations mentales et ces usages de la communication : réseaux sociaux, Internet, smartphone etc. La participation relève-t-elle alors du leurre, du désir illusoire,  du virtuel, du mythe ou de la réalité à inventer et à bâtir ? Le travail à la chaîne d’autrefois serait-il remplacé par la participation en ligne ?
 
En langage ontologique, la participation signifie dépendre de ce qui n’est pas soi et qui, pourtant, confère être, existence, discours et connaissance. Et cela jusque dans les usages courants de l’expression « participer de » en langue française. Le sensible platonicien participe de l’intelligible, s’il doit recevoir une consistance et une densité de réalité vraie. « Participer de » devient la reconnaissance assumée du lien qui renvoie à la Source de tout ce qui est engendré dans le monde cosmique – par la médiation du démiurge contemplant le Modèle de perfection originaire –, comme dans le topos noêtos où le rapport et la communication des Idées sont référés au Principe premier d’Unité. Le Beau, le Bien, le Juste, le Vrai – autant de vocables pour dire l’Un – se donnent comme le Principe, la Source et la Fin de tout ce qui est, grâce à la participation forte qui le relie à ce qui dépend de lui, ontologiquement et gnoséologiquement, (le multiple, le non être, le devenir,  toute forme de négatif ou de mê on).
 
Une tension n’apparaît-elle pas entre le désir d’expression et le souci de maintenir la rationalité ? Les pratiques contemporaines, dans leurs développements informatiques, suscitent aussi des questions proprement ontologiques, relatives aux langages, aux interactions, aux catégories. Comment la philosophie peut-elle, dans ce registre, contribuer à instituer le dialogue ?
 
Congrès organisé avec le concours de l’Académie des Sciences morales et politiques (Institut de France), de la Mairie de Paris, de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, de l’École normale supérieure, de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, du Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires de Paris, de la Fondation Ostad Elahi - Éthique et solidarité humaine. 
 
 
 
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